Pourquoi le signal passe si mal à l'hôpital
- Des bâtiments massifs, souvent agrandis par tranches successives, avec des sous-sols étendus.
- Des locaux blindés : salles d'imagerie protégées contre les rayonnements, IRM isolée électromagnétiquement.
- Des services en profondeur : blocs opératoires, réanimation, laboratoires, pharmacie, loin des façades.
Un argument souvent méconnu : un bon signal fait émettre moins fort
Un téléphone ajuste en permanence sa puissance d'émission à la qualité du signal qu'il reçoit. Dans une zone mal couverte, il émet au maximum pour rester connecté. Avec une couverture indoor de qualité, les antennes sont proches et émettent à faible puissance, et les téléphones réduisent la leur. Une bonne couverture participe donc aussi à maîtriser l'environnement radio de l'établissement.
Ce n'est pas un blanc-seing : les règles d'usage des téléphones dans certaines zones restent du ressort de l'établissement et de ses équipes biomédicales. Le projet de couverture doit être conçu avec elles, pas à côté.
Les points d'attention d'un projet en milieu de soins
- Associer les équipes : direction technique, ingénierie biomédicale, hygiène, sécurité et DSI dès l'étude.
- Définir les zones : celles à couvrir en priorité (urgences, circulations, chambres, salles d'attente) et celles où l'établissement souhaite limiter ou exclure le signal.
- Choisir une architecture multi-opérateur : patients, familles et soignants n'ont pas tous le même opérateur.
- Travailler en site occupé : respect des protocoles d'hygiène, des circulations et des horaires fixés par l'établissement, interventions planifiées avec les services.
- Prévoir la maintenance : une panne de couverture se remarque immédiatement dans un service de soins.
Quelle solution technique ?
Pour un établissement de taille importante, le DAS actif multi-opérateur s'impose généralement : il distribue un signal homogène dans tout le bâtiment, à faible puissance, et accueille les quatre opérateurs. Pour une clinique ou un centre de consultations plus compact, un DAS passif ou des répéteurs certifiés peuvent suffire. Seul un audit permet de trancher.
Questions fréquentes
Les équipements médicaux sont conçus pour résister à un certain niveau de perturbations, mais les règles d'usage relèvent de chaque établissement. Une bonne couverture réduit la puissance d'émission des téléphones, ce qui va dans le bon sens.
Oui : les travaux sont planifiés par zones, avec les services concernés, selon les protocoles de l'établissement.