Fin de la 2G : ce qui risque de cesser de fonctionner dans vos bâtiments

Le réseau 2G vit ses dernières semaines en France métropolitaine. Les smartphones ne sont presque plus concernés, mais de nombreux équipements techniques de vos bâtiments communiquent encore en 2G. Le jour de l'extinction, ils se taisent, souvent sans prévenir.

Pylône de télécommunication équipé d'antennes

Le calendrier

D'après le calendrier publié par l'Arcep (mise à jour du 10 septembre 2026) :

OpérateurArrêt de la 2GArrêt de la 3G
Orangeterminé le 20 octobre 20262028
Free Mobilele 20 octobre 2026 (itinérance sur le réseau Orange)non annoncé à ce jour
SFR15 novembre 2026fin 2028
Bouygues Telecomdu 15 novembre au 15 décembre 2026fin 2029

Les opérateurs virtuels (Sosh, RED, B&You…) suivent le calendrier du réseau qu'ils utilisent. À la mi-décembre 2026, plus aucun opérateur ne devrait exploiter de réseau 2G en métropole.

Vérifiez les dates à jour sur le site de l'Arcep et de votre opérateur : les calendriers d'extinction ont déjà été ajustés à plusieurs reprises, et certaines zones sont traitées à part.

Les équipements à risque dans un bâtiment professionnel

Beaucoup d'équipements installés il y a dix ou quinze ans embarquent un module de communication 2G, parce qu'il était bon marché, sobre et largement disponible :

  • Téléalarmes d'ascenseur et interphones de cabine reliés à un centre d'appel.
  • Transmetteurs d'alarme intrusion ou incendie, et télésurveillance.
  • Terminaux de paiement mobiles et bornes de parking.
  • Portails et barrières commandés par GSM, contrôle d'accès à distance.
  • Télérelève de compteurs, supervision de chaufferies, de groupes froids ou de pompes de relevage.
  • Dispositifs pour travailleurs isolés (PTI) d'ancienne génération.

Le risque n'est pas seulement la perte de confort : une téléalarme d'ascenseur ou un transmetteur incendie muet est un problème de sécurité.

Le piège : remplacer le module ne suffit pas toujours

La solution évidente consiste à remplacer l'équipement ou son module par une version 4G (ou LTE-M, une variante de la 4G conçue pour les objets connectés). Mais un équipement qui fonctionnait en 2G au fond d'une gaine d'ascenseur, dans un local technique ou au deuxième sous-sol n'aura pas forcément un signal 4G suffisant au même endroit : la couverture des deux réseaux n'est pas identique.

Notre conseil : avant de commander des équipements de remplacement, faites mesurer le signal 4G là où ils seront installés — pas seulement dans le hall. Une mesure sur place coûte bien moins cher qu'un équipement neuf qui ne capte pas.

Votre plan d'action en quatre étapes

  1. Inventaire : listez tous les équipements qui utilisent une carte SIM, avec leur emplacement exact et leur prestataire.
  2. Questionnement des fournisseurs : pour chacun, demandez la technologie utilisée (2G, 3G, 4G) et la date de fin de compatibilité.
  3. Mesure de couverture aux emplacements réels, opérateur par opérateur, pour vérifier que la 4G est exploitable.
  4. Remplacement des équipements concernés et, si la 4G est insuffisante à leur emplacement, amélioration de la couverture indoor.

Et n'oubliez pas la 3G : son extinction est programmée entre 2028 et 2029 selon les opérateurs. Si vous remplacez un équipement aujourd'hui, choisissez directement la 4G.

Questions fréquentes

Non, s'il est compatible 4G. Sans la voix sur 4G (VoLTE), il passera ses appels en 3G tant que celle-ci existe. Seuls les téléphones uniquement 2G, devenus rares, ne pourront plus appeler.

Pas encore : la 3G reste en service jusqu'en 2028 ou 2029 selon les opérateurs. Mais tout équipement remplacé aujourd'hui devrait l'être directement par un modèle 4G.

La documentation technique ou le fournisseur l'indiquent. À défaut, la référence du module de communication permet de le vérifier.

Sources

Vos équipements captent-ils la 4G ?

Nous mesurons le signal à leurs emplacements réels, opérateur par opérateur.

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